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Joan Miro

 

Les couleurs de la poésie

 

Allemagne, Musée Frieder Burda

 

Du 02/07/10 au 14/11/10

Palma de Majorque, 1973. Dans son atelier de lumière purifié à la chaux, un petit homme rond tourne autour d'une sculpture à peine ébauchée, mais finie, irréprochable. A 80 ans,Miro le Catalan n'a rien perdu de son tempérament riche et vigoureux de jeune peintre fou de lumière, de terre, de feu. Anarchiste, hostile à toutes les traditions, à tous les cultes, il n'offre rien qui puisse séduire le chercheur de piquant. Ni scandales, ni confidences. Seulement un naturel renfermé et secret. Sauvage. Miro, en digne fils prodigue du royaume de Catalogne, est un homme silencieux. Mais aussi laborieux, les pieds ancrés au sol, un paysan. Pourtant les aîles toujours prêtes à l'envol, avide de liberté, affamé d'évasion. Avec la passion de sa race et l'enchantement du primitif,

il s'est abandonné au merveilleux. Innocent, naif, rieur, il l'est, bien sûr. Mais son audace, sa fougue et son questionnement toujours renouvellés saccagent la si tentante légende du peintre-enfant. Car derrière les évanescences célestes et les rubans langoureux, il y a les giclées, les jaillissements, les éruptions.  Sous le délicieux, la fantaisie et l'humour, il y a l'angoisse fondamentale et si terriblement espagnole face au sexe, à la mort. Ecartelé entre la "seni" et la "rauxa", le bon sens et l'emportement, il n'aura cessé de sauter à pieds joints dans le vide.

La suite de l'article de la rubrique Zoom en cliquant sur l'image.

« Joan Miro, le couleurs de la poésie », Musée Frieder Burda, Lichtentaler Allee 8b

76530 Baden Baden. Tél. : 49 7221 39 89 80. www.museum-frieder-burda.de

Du 02/07/10 au 14/11/10. (Image : Joan Miro, L'or de l'azur, 1967, courtesy Succesio' Miro/VG Bild-Kunst, Bonn 2010)

Edward Hopper

Le malaise américain

Lausanne, Fondation de l'Hermitage

Du 25/06/10 au 24/10/10

Peintre autodidacte, philosophe pondéré qui mena une existence solitaire, Edward Hopper aimait dire que "tout art est une exploration du subconscient". Pourtant son oeuvre est bien loin du surréalisme ou d'une quelconque abstraction qui tente désespérément d'interroger la fameuse "bouche d'ombre". Bien au contraire. C'est en réaliste convaincu qu'il étudia des profondeurs encore bien peu sondées, celles de la société américaine de ce début de siècle, alors en pleine métamorphose. Le temps des grands espaces verts, hallucinants et paradisiaques, est alors révolu. L'industrialisation défigure le paysage. Et c'est le désarroi, le malaise qu'elle introduit, le modernisme qu'elle impose à un mode de vie qui semblait éternel, que peindra inlassablement Edward Hopper.

"Edward Hopper (1882-1967), Fondation de l'Hermitage, Lausanne, www.fondationdel'hermitage.com. Du 25/06/10 au 24/10/10.

(Image : "Edward Hopper à truro, Massachusetts", le 14 août 1960. Au fond on aperçoit sa femme JO. Photo Arnold Newman/Getty Images.)

Edvard Munch

Incandescences norvégiennes

Paris, Pinacothèque de Paris

Du 15/04/10 au 18/07/10

« Maladie, Folie et Mort sont les anges qui ont veillé sur mon berceau et mon accompagné ma vie durant ». Rien que le désespoir, donc. Dans l’atelier, à Oslo et dans cette Europe fin de siècle où Edvard Munch erre en tous sens une partie de sa vie. Une Europe à son image. Hantée par les névroses et l’ « insomnie ». Glorieuse mais décadente. Tragique et dégénérée. Une Europe où se croisent, entre autres, l’instable Van Gogh ou le fiévreux Kokoschka. Des peintres aux mains éblouies mais maudites. Si loins de l’innocence, si proches du sacrilège. Parce qu’ils ne jurent que par la liberté et la passion. L’émotion. Rien que l’émotion. Et le jeune artiste en détresse, anéanti par la mort de sa mère et la quasi folie de son père de plonger, à 20 ans, à  pinceaux perdus dans l’atmosphère bohème de la Christiania contestataire de l’époque. Edvard Munch le solitaire défie et s’oppose. Il élève l’art du « contre », son étendard de sujets et de couleurs, au-dessus de la Norvège bon chic bon  genre

qui le classe « champion du laid ». Car il brouille, désoriente, rompt, choque, angoisse. En « killer ». Qu’importe ! Le sondeur d’âme de cette peinture née avec la psychanalyse annonce les « Connaissances par les gouffres ». Pour le plus grand bonheur d’Eros et Thanatos... A.K.

Lire l'article dans la rubrique Zoom en cliquant sur l''image

Pinacothèque de Paris, 28, place de la Madeleine, 75008 Paris. 01 42 68 02 01.
contact@pinacotheque.com Du 15/04/10 au 18/07/10.
(Image, courtesy ADAGP, Paris. L'artiste faisant parti de l'ADAGP, cette image sera enlevée à la fin de l'exposition)

Claude Monet

Oh, ces nymphéas !

Paris, Galeries nationales, Grand palais

A l'automne, du 22/09/10 au 24/01/11

"Ces paysages d'eau et de reflets sont devenus une obsession. C'est au-delà de mes forces de vieillard, et je veux cependant arriver à rendre ce que je ressens". Sur l'eau, sur terre, et s'il avait pu dans les airs... Assis dans sa barque ou sur son haut tabouret, entouré de dix toiles qu'il brosse à chaque instant, le vieux papa de l'impressionnisme cherche avec frénésie à capter l'ineffable : "la surface presque invisible qui sépare la lumière de son reflet", écrit Claudel.

 

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"Claude Monet (1840-1926)", Galeries nationales, Grand Palais, www.monet2010.com. Du 22/09/10 au 24/01/11. 

 

ARCHIVES

 

 

Lydia D, l’inspiratrice

Le Cateau Cambrésis, Musée Matisse

Du 28/02/10 au 30/05/10

« La grande inspiratrice du maître, écrira Raymond Escholier, par sa splendeur plastique, par la beauté et l’expression de son visage, et aussi par son intelligence et son esprit, demeure Lydia Delectorskaya ». A partir de 1932 et jusqu’à la mort de Matisse en 1954, la superbe jeune femme russe devint le modèle, la secrétaire et l’amie proche du grand maître. Tout en elle ne pouvait que le séduire et épanouir son art. Ses yeux, l’ovale pur de son visage, sa chevelure blonde, ses formes tout en arabesques. Cette femme merveilleuse inspira le peintre de la couleur qui adorait la représenter environnée de fleurs et de tissus. La pose préférée de Matisse pour Lydia ? Celle du rêve. La tête couchée sur ses bras croisés ou sur le bras sur le dossier d’une chaise…

 

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« Lydia D., muse et modèle de Matisse », Musée Matisse, Palais Fénelon, 59360 Le Cateau Cambresis. 03 27 84 64 50. www.cg59.fr. Du 28/02/10 au 30/05/10. (Image : Henri Matisse, Le Rêve, Huile sur toile, 81 x 65 cm, Centre Pompidou, Paris, Musée national d'art moderne /, Centre de création industrielle, courtesy Succession H. Matisse).



Lou a dit (01-07-2009 14:11:11):
Une très belle écriture

Etienne a dit (01-07-2009 14:12:03):
De bons sujets qui tiennent la route. Très bien les liens et ceux avec les autres rubriques

Rémy a dit (01-07-2009 14:12:42):
Bonnes biographies

Juliette a dit (14-10-2009 12:57:56):
Un excellent choix de sujets

Loulou a dit (12-05-2010 16:15:08):
Super les liens avec les textes longs dans le zoom. a poursuivre.



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